Entre le plateau de la forêt de Compiègne et la vallée de l'Oise, la nature des sols change radicalement en quelques centaines de mètres. Sur les hauteurs, on trouve des limons des plateaux et des sables cuisiens assez stables, tandis qu'en contrebas, vers le quartier de la Gare ou le long de l'Oise, les alluvions modernes et les tourbes compliquent sérieusement toute excavation profonde. Cette dichotomie géologique oblige à adapter la conception géotechnique des excavations profondes à chaque projet, qu'il s'agisse d'un parking souterrain près du Palais impérial ou d'un immeuble avec plusieurs niveaux de sous-sol dans le centre-ville. On ne dimensionne pas un soutènement de la même manière selon qu'on est à 50 mètres ou à 500 mètres du lit majeur de la rivière. Pour cerner ces contrastes, on commence toujours par une campagne de reconnaissance qu'on peut affiner avec un essai CPT pour obtenir un profil continu de la résistance de pointe, indispensable quand les couches sont très hétérogènes verticalement.
À Compiègne, une excavation de plus de 4 mètres dans les alluvions de l'Oise sans étude géotechnique préalable expose à des instabilités de fond de fouille et à des désordres sur les avoisinants.



