Le microzonage sismique à Compiègne mobilise un parc instrumental qui va de la source sismique accélérée (marteau ou chute de poids) aux réseaux de géophones verticaux et horizontaux, couplés à un sismographe multicanal. Nous déployons ces dispositifs sur les terrasses alluviales de l'Oise et les versants crayeux du Laonnois pour mesurer les contrastes d'impédance dans les 30 premiers mètres. La ville, située dans une zone de sismicité 2 (faible) au sens du décret 2010-1255, n'échappe pas aux effets de site lithologiques. Les remplissages quaternaires de la vallée peuvent amplifier les sollicitations sismiques bien au-delà du rocher horizontal de référence. Nous intégrons ces mesures dans des modèles numériques 2D pour cartographier la réponse spectrale par quartier, un préalable exigé par l'arrêté du 22 octobre 2010 pour certains ERP et installations classées.
Le zonage sismique national masque les amplifications locales : dans la vallée de l'Oise, le facteur de site S peut dépasser 1,4 sur sols de classe C ou D.



