Avec ses 40 000 habitants et son sous-sol crayeux du Crétacé qui affleure par endroits le long de l'Oise, Compiègne présente un contexte géotechnique où la circulation d'eau souterraine et les paléokarsts dictent souvent les choix de fondation. L'altitude variant de 31 à 130 mètres entre la vallée et la forêt de Compiègne crée des contrastes de couverture argilo-limoneuse qui masquent parfois des anomalies profondes. Quand les sondages mécaniques ne suffisent pas à imager ces hétérogénéités, on déploie la réfraction sismique pour caler les épaisseurs de recouvrement ou le sondage électrique vertical pour suivre les variations de faciès sur les 50 à 100 premiers mètres. Sur les plateaux limoneux de Margny ou les zones de remblai en bordure de rivière à Compiègne, la résistivité nous donne une cartographie continue que ni les puits ni les sondages ponctuels ne peuvent offrir. L'équipe intervient avec un résistivimètre multi-électrodes et des dispositifs Schlumberger ou Wenner selon la profondeur d'investigation visée, en respectant la norme NF EN 1997-1 pour la reconnaissance géotechnique. Chaque profil traité sous Res2DInv est calé sur les logs de forage existants, ce qui permet d'éviter les surprises en phase d'excavation ou de terrassement dans le Compiégnois.
Sur les plateaux crayeux de Compiègne, un profil SEV bien calé remplace parfois trois sondages destructifs et révèle les paléokarsts avant qu'ils ne révèlent un problème de fondation.



