À Compiègne, les limons et les argiles des plaines alluviales de l’Oise réagissent très différemment dès qu’on dépasse les fondations classiques. Les projets souterrains dans ces matériaux rencontrent des pressions interstitielles élevées et un comportement mécanique qui dépend autant de la saison que de la stratigraphie. On sait que le creusement en terrain mou impose une adaptation permanente du soutènement dès les premiers centimètres d’avancement. Pour un projet récent près du quartier de la gare, nous avons d’abord croisé une couche d’alluvions tourbeuses sur quatre mètres avant d’atteindre les sables de Cuise. Cette configuration, classique dans l’histoire géologique de la vallée, rend indispensable l’essai CPT pour obtenir un profil continu de la résistance au cône et anticiper les passages hétérogènes sous la nappe.
Les alluvions de l'Oise à Compiègne imposent des convergences de l'ordre de 0,5 à 1,5 % du diamètre d'excavation si le soutènement n'est pas calé sur un modèle géotechnique actualisé à chaque passe.


