Le dispositif se déploie tôt le matin, quand le trafic est encore fluide sur les quais de l'Oise. On installe une ligne de 24 ou 48 géophones espacés de 2 à 5 mètres, couplés à un sismographe multicanaux, puis une masse frappée ou un fusil sismique génère l'onde qui traverse les alluvions de la vallée. À Compiègne, où le sous-sol alterne entre les craies du Sénonien, les sables thanétiens et les remblais historiques de la ZAC des Mercières, la tomographie sismique par réfraction fournit une image continue du toit rocheux et des contrastes de vitesse que le sondage SPT ne peut résoudre seul. La réflexion haute résolution complète le dispositif pour les interfaces plus profondes, notamment sous les plateformes logistiques en extension le long de la RN31.
En vallée de l'Oise, une variation de vitesse sismique de 500 à 2500 m/s sur moins de dix mètres de profondeur est courante : c'est la signature d'un paléochenal.



