Un projet de réhabilitation d'un bâtiment en centre-ville de Compiègne, près de l'Oise, nous a récemment confrontés à une problématique classique : des fondations anciennes sur un sol alluvionnaire de densité variable. Le maître d'ouvrage anticipait les sollicitations modérées de la zone de sismicité 1. La solution a consisté à découpler la superstructure du sol par une isolation sismique à la base, en intégrant des appareils d'appui en élastomère fretté dimensionnés après une analyse modale spectrale. Le zonage réglementaire impose une vérification rigoureuse, même en sismicité faible, car les effets de site peuvent amplifier les accélérations au rocher. Pour ce projet, les données du microzonage sismique local ont affiné le spectre de réponse, avant la vérification des déplacements sous séisme de service.
Découpler la structure du sol réduit les efforts tranchants de 60 à 80 %, une approche qui change radicalement le dimensionnement des éléments porteurs à Compiègne.



